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Envie de jouer du Pixies ? Le répertoire GSC propose un morceau guidé (vidéos guidées, rangées par niveau dans l’app) : Where Is My Mind . Pour les travailler dans un parcours adapté à votre niveau, l’ app Guitar Social Club vous guide morceau par morceau.
Joey Santiago guitare répond à une question que beaucoup de guitaristes n’osent pas poser : a-t-on le droit de jouer des notes fausses ?
Sa réponse, tenue pendant toute une carrière, est oui, à condition de les tenir assez longtemps pour que ce soit clairement un choix.
Pour le groupe et la grille, lisez Pixies guitare.
| Qui | Joey Santiago, guitariste soliste des Pixies |
|---|---|
| Son instrument repère | Une Les Paul Goldtop, réédition des années 1970 |
| Son approche | Des lignes courtes, souvent hors tonalité, jamais des démonstrations |
| Sa ligne la plus connue | Un motif à deux notes, sur Where Is My Mind |
| Face à lui | Black Francis, qui écrit, chante et tient la rythmique |
| Ce qu'il ne fait pas | Les solos longs, les gammes rapides, les plans blues attendus |
| Au catalogue GSC | Where Is My Mind, classée L5 Avancé |
Quelle page lire
| Intention | Page | Pourquoi | Lien |
|---|---|---|---|
| Joey Santiago | Cette fiche | Les notes étrangères comme méthode, et comment s'y mettre. | Lire |
| Pixies | Le groupe | La grille, l'emprunt majeur et la dynamique que Nirvana a reprise. | Lire |
| Where Is My Mind | Le morceau | Le riff d'intro, les positions et la marche à suivre. | Lire |
| Kirk Hammett | Le soliste opposé | Un jeu construit et formé, face à un jeu volontairement instinctif. | Lire |
Fausse note ou choix : la seule différence
Il faut être précis, parce que c’est la partie que les guitaristes comprennent mal et qui produit beaucoup de mauvaise musique.
Une note étrangère à la tonalité jouée brièvement, au milieu d’un trait rapide, s’entend comme une erreur. La même note jouée seule, tenue, assumée, au bon moment, s’entend comme une intention.
La différence n’est pas dans la note. Elle est dans la durée et dans le contexte. C’est pour cela que le jeu de Santiago fonctionne alors qu’un débutant qui joue les mêmes notes sonne simplement faux : lui les tient, il ne les corrige pas, et le reste de l’arrangement les soutient.
L’exercice, et il demande du courage : jouez une gamme que vous connaissez bien, choisissez une note qui n’y est pas, et tenez-la quatre temps au-dessus de votre accompagnement. Votre premier réflexe sera de la corriger en glissant vers une note « juste ». Ne le faites pas. Écoutez-la jusqu’au bout. C’est ainsi qu’on apprend la différence entre une dissonance et une erreur.
Le style de Joey Santiago
| Trait | Effet | Travail |
|---|---|---|
| Les notes étrangères | Des notes qui n'appartiennent pas à la gamme, tenues assez longtemps pour qu'on les entende. | Prenez une gamme, jouez-en une note voisine interdite, et tenez-la. Écoutez au lieu de corriger. |
| Deux notes suffisent | Sa ligne la plus célèbre tient en deux notes répétées. | Écrivez une partie soliste avec deux notes maximum. La contrainte oblige à travailler le rythme et le son. |
| Les glissés et les bends | Il atteint souvent la note par en dessous, ce qui brouille volontairement la justesse. | Arrivez sur vos notes par un glissé plutôt qu'en les posant. L'effet change immédiatement. |
| Le refus du plan | Aucun vocabulaire blues reconnaissable, aucune formule apprise. | Interdisez-vous vos trois plans favoris pendant une séance entière. |
Deux solistes, deux routes
La comparaison avec Kirk Hammett éclaire les deux.
Hammett a pris des cours avec Joe Satriani et construit ses solos comme des récits, avec un début, un développement et une fin. Santiago fait l’inverse : il pose une cellule courte, souvent instable, et la répète jusqu’à ce qu’elle devienne la chanson.
Aucune des deux routes n’est supérieure. Mais la seconde est beaucoup plus accessible à un guitariste qui n’a pas dix ans de travail derrière lui, et elle produit des parties qu’on reconnaît. Steve Miller signe ainsi son plus grand tube avec un simple glissé que la plupart des gens prennent pour un sifflement. Deux notes bien choisies, bien placées et bien sonnées valent mieux que vingt notes correctes et anonymes.
Comment travailler dans cette direction
Commencez par la contrainte des deux notes. Enregistrez une boucle d’accords simple, puis improvisez dessus avec deux notes seulement, pendant deux minutes complètes. Tout ce qu’il vous reste pour être intéressant est le rythme, la durée et le son. C’est précisément ce qu’il faut travailler.
Ajoutez ensuite une note étrangère à la tonalité, une seule, et cherchez à quel endroit de la mesure elle sonne le mieux. La réponse varie selon les accords, et c’est cette recherche qui forme l’oreille.
Travaillez enfin les glissés. Arriver sur une note par en dessous plutôt qu’en la posant change complètement son caractère, et c’est l’un des gestes les plus caractéristiques de son jeu. Le manche interactif aide à repérer les notes hors gamme sans les chercher à l’aveugle.
Sources et repères
Pour continuer ce parcours, vous pouvez aussi lire César Rosas guitare : celui qui répond.
Questions fréquentes
Joey Santiago joue-t-il vraiment des notes fausses ?
Quelle guitare utilise-t-il ?
Comment écrire une partie soliste mémorable sans technique ?
En quoi diffère-t-il d'un soliste comme Kirk Hammett ?
Vous avez maintenant une meilleure compréhension du jeu de ce guitariste.
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